Les conséquences spirituelles de la masturbation
Comment vaincre la masturbation ?
Les conséquences spirituelles de la masturbation
Tout péché produit des conséquences la Bible ne connaît pas de péché neutre, sans effet réel sur celui qui le commet. La masturbation n’échappe pas à cette règle, et frère, sœur, il serait malhonnête de continuer cette série sans nommer clairement ce qu’elle produit, dans la durée, sur la relation la plus précieuse que tu possèdes : ta communion avec Dieu.
Ce que le diable vise réellement
Beaucoup de croyants pensent que lorsque l’ennemi les tente, il vise d’abord leur argent, leur réussite, ou leur ministère. Le livre de Job dit autre chose.
Quand Satan reçoit la permission de toucher Job, l’enjeu réel n’est jamais les biens de Job en eux-mêmes c’est sa fidélité : « Est-ce en pure perte que Job craint Dieu ? » (Job 1:9), demande l’accusateur, avant même de toucher à un seul de ses biens.
L’histoire de Samson pointe dans la même direction. Avant de le détruire physiquement, Delila commence par obtenir la rupture de son alliance avec Dieu : une fois ses cheveux coupés — signe de sa consécration au Seigneur le texte note avec une sobriété terrible : « l’Éternel s’était retiré de lui » (Juges 16:20).
Ce n’est qu’après cette rupture spirituelle que la destruction physique devient possible. Le diable ne vise pas d’abord ton argent, ta voiture, ta joie il vise d’abord la source de tout cela : ta communion avec Dieu.
Trois choses sont visées à travers ce genre de tentation : ton éternité, quand elle cherche à détruire ta foi en Christ elle-même ; ta confiance en Dieu ; et ta communion quotidienne avec lui, que la culpabilité déjà développée plus tôt dans cette série est souvent le moyen le plus efficace de briser.
Elle détruit la relation avec Dieu et tue la communion fraternelle
Regarde honnêtement ta propre vie : est-il possible que tu ailles à l’église, que tu paraisses en règle aux yeux des autres, tout en portant, dans le secret, une réalité bien différente ?
Jésus a des mots très durs pour cette situation : « Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! Parce que vous ressemblez à des sépulcres blanchis, qui paraissent beaux au dehors, et qui, au dedans, sont pleins d’ossements de morts et de toute espèce d’impuretés » (Matthieu 23:27-28) ou, dit plus simplement encore :
« vous ressemblez à des tombeaux blanchis qui paraissent beaux à l’extérieur mais qui, à l’intérieur, sont pleins d’ossements de morts et de toute sorte de pourriture. Extérieurement vous donnez à tout le monde l’impression que vous êtes fidèles à Dieu, mais intérieurement vous êtes pleins d’hypocrisie et de mal » (Bible en français courant).
Qui es-tu vraiment, une fois la porte fermée ? Comment se porte, réellement, ta relation avec le Seigneur ?
Un péché qui se fait en privé, mais que Dieu voit
Il y a une raison pour laquelle ce combat reste si silencieux : il se déroule presque toujours là où aucun regard humain n’a accès.
As-tu déjà vu quelqu’un se masturber en public ? Ce péché se passe précisément là où le public n’a pas accès. Mais la Bible rappelle que la discrétion humaine ne signifie jamais l’anonymat devant Dieu :
« Les péchés de certains hommes sont manifestes, même avant qu’on les juge, tandis que chez d’autres, ils ne se découvrent que dans la suite » (1 Timothée 5:24) visible ou caché, cela ne change rien à ce que Dieu voit : « Seigneur, tu regardes jusqu’au fond de mon cœur, et tu sais tout de moi (…) tu remarques si je suis dehors ou chez moi, tu es au courant de tout ce que je fais » (Psaume 139:1-4).
Une porte qu’il faut prendre au sérieux, sans excès
Paul écrit une instruction qu’on cite trop rarement : « Mettez-vous en colère, et ne péchez point (…) et ne donnez pas accès au diable » (Éphésiens 4:26-27).
Ce texte enseigne un principe sérieux : un péché non traité, laissé sans confession, ouvre un terrain réel que l’ennemi peut exploiter non pas de façon mécanique et automatique, mais au sens où une conscience non nettoyée laisse le croyant affaibli et exposé, comme un mur laissé sans réparation laisse une brèche ouverte.
Sans repentance, un chemin qui mène loin
Il faut le dire avec la gravité que le texte biblique lui-même lui donne, sans pour autant contredire ce que le dernier article de cette série développe en détail : « ni les impudiques, ni les idolâtres, ni les adultères (…) n’hériteront le royaume de Dieu » (1 Corinthiens 6:9) ; et l’Apocalypse ferme le livre entier sur un avertissement semblable (Apocalypse 22:15).
Ces versets ne décrivent pas celui qui se bat, qui confesse, qui retombe et qui recommence à se battre ils décrivent une vie caractérisée, sans repentance, par ce mode de vie.
Une bonne nouvelle, malgré tout
Le prophète Ézéchiel se tient un jour devant une vallée pleine d’ossements desséchés, et Dieu lui demande : « Fils de l’homme, ces os pourront-ils revivre ? » Ézéchiel répond avec sagesse : « Seigneur Éternel, tu le sais » (Ézéchiel 37:1-3).
Et ces ossements, sous la parole de Dieu, reprennent vie. J’ai une bonne nouvelle pour toi : quelle que soit la gravité de ce que cet article vient de nommer, nous servons un Dieu capable de redonner la vie aux ossements les plus desséchés.
Reste à mesurer aussi ce que ce combat produit sur un autre plan, plus concret encore celui du corps et de la vie quotidienne.
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